+225 20 211 459 / 20 225 549 accueil@expertscomptables.ci

Actualités de l'ordre

Rester connecté

post thumb

Cote d'Ivoire: Le Covid-19 pourait accelerer le teletravail

(CIO Mag) – « Chez nous, on se prépare au télétravail pour parer toute situation d’urgence», dit l’une. « Ah, tu vois qu’on n’a pas besoin d’un mot du gouvernement pour ça », lui répond l’autre. « C’est bien beau, mais si ton travail dépend de quelqu’un d’autre qui est encore au stade du manuel, comment tu fais ? » s’interroge la première. Ça papote sur Facebook, où nombre de propositions sont faites pour permettre à l’Ivoirien de pouvoir travailler depuis son domicile. L’objectif est de freiner la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19). Le travail à distance permet entre autres de réduire le nombre d’usagers dans les transports en commun et de limiter au maximum les contacts, vecteur de contamination. Une question demeure : le télétravail est-il faisable en Côte d’Ivoire ? « Avons-nous les outils pour mettre en place le télétravail de masse ? L’intention est bonne, mais l’Administration publique dispose-t-elle de l’infrastructure pour le faire ? » se demande Georges*, un chargé de projets informatiques, interrogé par CIO Mag. Applications de messagerie électronique « A la limite, ce qui est possible aujourd’hui dans le secteur public, ce sont les réunions en ligne, grâce aux applications de messagerie électronique comme WhatsApp, Skype, le réseau social Microsoft Team, la suite Google et d’autres plateformes plus sophistiquées comme TeamViewer, qui permettent des visio-conférences et le transfert des fichiers », poursuit le spécialiste. D’après notre source, la visio-conférence a été mise en place dans quelques administrations, comme le Trésor. « Mais cela n’existe pas dans l’ensemble de la Fonction publique ». Quant à la possibilité de signer un document sur Internet ? « Je ne pense pas que ce soit faisable », répond-il avant de souligner que l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI) a procédé, il y a quelques années, à l’agrément de prestataires de services de certification électroniques. « La loi qui donne valeur légale à la signature électronique n’a pas encore été prise », rappelle-t-il. Selon notre interlocuteur, il faudra à la Côte d’Ivoire « un certain temps » pour mettre le télétravail en place, à l’instar des pays développés et des multinationales qui sont habitués à ces solutions collaboratives. « Nous n’avons pas autant d’outils dans le domaine, et si l’épidémie de Covid-19 doit durer, c’est peut-être le moment de commencer », ajoute l’informaticien, spécialiste en conception, développement et gestion de systèmes d’information. Télé-enseignement A l’en croire, des solutions existent dans le secteur de l’éducation, mais elles restent des initiatives privées. « Dans les circonstances actuelles, des écoles envoient par email des polycopies à leurs élèves pour permettre les révisions, en attendant la reprise des cours. C’est une forme de télétravail qu’on peut organiser au plan national », commente notre source. Dans le milieu, on cite aussi la startup ivoirienne de e-Learning Etudesk, issue de la Fondation Jeunesse Numérique. Elle accompagne plus de 14 établissements fermés à cause du Covid-19 dans la mise en place de plateformes personnalisées de télé-enseignement. « Avec cette crise, on est parti pour au moins un mois de fermeture. L’Etat peut donc s’associer à ces initiatives pour implémenter des technologies à l’échelle du pays », explique encore notre spécialiste. Digitalisation Au demeurant, le télétravail présente bien des avantages dans le contexte de crise actuel. Notamment la diminution du stress lié aux transports et la possibilité de travailler depuis un smartphone, pour ce qui concerne des emplois «télétravaillables». Pour une population de 25,8 millions d’habitants, le régulateur télécoms dénombre 36,8 millions de connexions à la téléphonie mobile. Soit un taux de pénétration de 141,6%. En sus, 34 millions de smartphones sont utilisés dans le pays, et 98% des usages se réalisent sur les réseaux sociaux. Autant d’éléments factuels qui font dire que la Côte d’Ivoire se digitalise massivement. C’est sans doute au regard de ce potentiel que le ministre ivoirien de l’Economie numérique et de la Poste exhorte l’Administration publique à opter pour des solutions de télétravail à travers des moyens digitaux. Sanogo Mamadou encourage les décideurs du public ou du privé à autoriser les agents, dont la présence au bureau n’est pas nécessaire, à rester chez eux pour travailler. Pour l’heure, la réorganisation du travail dans l’Administration publique pendant la crise du coronavirus consiste en un aménagement horaire : 8h – 14h sans interruption. Il y est surtout prescrit le travail par roulement avec le système de double vacation. Anselme AKEKO, Abidjan

Afficher la suite .
post thumb

Covid-19 : la croissance économique ivoirienne pourrait être réduite de moitié et s’établir à 3,6% à fin juin (PM)

« Selon les données actuelles, la croissance économique (de la Côte d'Ivoire) estimée à 7,2% pour l’année 2020 serait réduite de moitié et s’établirait à 3,6%, dans l’hypothèse d’une maîtrise de la pandémie à fin juin 2020 », a dit M. Gon Coulibaly. M. Gon Coulibaly a fait observer que « l’Afrique quant à elle connaitrait, sur la base des données provisoires disponibles, une réduction de sa croissance au niveau du continent de 3,2 % à 1,8 %, tandis qu'au niveau mondial, il est projeté une récession ». L’impact de la crise sanitaire liée au Covid-19 est déjà perceptible sur l’économie ivoirienne qui connait une baisse d’activité. Pour prévenir la propagation de la pandémie, le gouvernement a décidé de la fermeture des restaurants, boîtes de nuit, des bars et même interdit l’accès aux plages. « De nombreux secteurs clés de notre économie sont touchés, notamment, les exportations en particulier agricoles, les importations, les BTP, le tourisme, le commerce, l’hôtellerie, la restauration et le transport », a fait savoir le chef du gouvernement ivoirien. Les populations sont durement frappées au plan socio- économique par les mesures de restriction liées à la pandémie. Par conséquent, le gouvernement a décidé de la mise en place d’un fonds de soutien au secteur privé pour un montant de 250 milliards de FCFA. Le Premier ministre ivoirien a noté que ce fonds de soutien au secteur privé prend en compte le renforcement du soutien aux PME pour au moins 100 milliards de FCFA et la mise en place de fonds de garantie, afin d’avoir un effet de levier sur l’accès au crédit. Un plan pour atténuer l’impact de la crise sanitaire indique également la mise en place d’un fonds spécifique d’appui aux entreprises du secteur informel touchées par la crise pour un montant de 100 milliards de FCFA. « Cette mesure sera pérennisée après la crise avec une fiscalité simple et des modalités novatrices de financement », a-t-il poursuivi, avant d’annoncer le soutien aux principales filières de l’économie nationale, notamment l’anacarde, le coton, l’hévéa, le palmier à huile, le cacao, le café, pour un montant de 250 milliards de FCFA. Il a aussi annoncé le soutien à la production vivrière, maraichère et fruitière pour un montant de 50 milliards de FCFA, dont 20 milliards au titre des intrants. Le gouvernement entend par ailleurs poursuivre le dialogue avec les principaux acteurs économiques. Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly envisage de rencontrer les acteurs des faitières agricoles, les coopératives ainsi que des organisations de la société civile, afin d’améliorer le plus rapidement possible la reprise économique dans les meilleures conditions de succès.

Afficher la suite .
post thumb

Côte d’Ivoire-AIP/ COVID-19 : Un cabinet d’intelligence économique s’inquiète de l’impact de la pandémie sur la filière cacao (Communiqué)

Abidjan, 31 mars (AIP) – Le cabinet d’intelligence économique et de conseil, Oxford Business Group, estime que les défis auxquels le secteur agricole ivoirien est confronté correspondent aux défis auxquels l’économie mondiale doit faire face en raison de la pandémie du coronavirus (COVID-19). Sur le court terme, la perturbation des chaînes d’approvisionnement pourrait avoir des conséquences sur les capacités du secteur agricole à satisfaire la demande. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a enjoint les pays à réduire les coûts des activités commerciales en rationalisant et en éliminant les goulets d’étranglement, en particulier en mettant à profit des solutions numériques, explique la cabinet d’intelligence économique. Sur le plus long terme, les chaînes d’approvisionnement mondiales pourraient être amenées à opérer de manière plus efficace, ce qui pourrait permettre au secteur de réaliser des économies dans les années à venir. L’agriculture est un secteur-clé en Côte d’Ivoire. Principalement constitué de petits exploitants agricoles, le secteur représentait près de la moitié des emplois en 2018. En outre, sa contribution au PIB s’élevait à environ 23% et il était à l’origine de près de 40% de l’ensemble des exportations. Cependant, si le segment agricole ivoirien repose en grande partie sur des cultures d’exportation, ces dernières ne sont généralement pas des produits hautement périssables : le premier produit d’exportation ivoirien en volume est le cacao, le pays étant le premier producteur mondial de cacao, assurant environ 40% de la production mondiale de la matière première. Certains fabricants internationaux de chocolat anticipent déjà des ventes inférieures à la normale à Pâques. Toute baisse de la demande pourrait mettre du temps à être surmontée, même après la levée des restrictions de déplacements actuellement en vigueur. Toutefois, selon la banque d’investissement Crédit Suisse, la pandémie ne constituera pas nécessairement un frein important à la demande : en effet, la banque a indiqué que le chocolatier américain Hershey pourrait voir ses ventes évoluer à la hausse. Un développement qui serait favorable aux exploitants chez qui ils s’approvisionnent en fèves, tout comme d’autres grandes entreprises du secteur. La banque a relevé son opinion du fabricant de chocolat pour qui la Côte d’Ivoire et le Ghana sont les premiers fournisseurs de fèves de cacao- de « neutre » à « surperformance » le 18 mars, arguant du fait que la consommation de chocolat pouvait augmenter en temps de crise. Les ventes de produits bio de Hershey avaient par exemple enregistré une hausse de 4,7% par an au cours des deux années qui ont suivi la crise financière de 2008, selon la banque.
Développer les activités de transformation du cacao sur le sol ivoirien, ce qui permettrait d’accroître la valeur ajoutée du produit à la fois pour l’économie locale et pour les agriculteurs, constituait déjà une priorité pour les pouvoirs publics.
Selon la Banque Mondiale, la production de cacao transformé en Côte d’Ivoire était d’environ 530 000 tonnes en 2018, plaçant le pays au 2ème rang mondial en matière de transformation première de la fève, devancé uniquement par les Pays-Bas.
Les choses devraient encore s’accélérer dans le pays suite aux mesures prises par les fabricants internationaux de chocolat- notamment le groupe suisse Barry Callebaut et la société américaine Cargill, qui disposent tous deux d’usines de broyage à Abidjan- afin d’accroître leurs capacités de transformation locale et de tirer profit de diverses mesures incitatives financières introduites au mois de janvier. Les résultats publiés pour le mois de février ont montré une hausse d’environ 4% par rapport à la même période l’année dernière, avec une production passant de 226 000 tonnes à 235 000 tonnes.
(AIP)

Afficher la suite .

Nos Partenaires institutionnels


L’ordre des experts-comptables est présent dans toutes ces instances nationales et internationales. Nous apportons chaque jour notre contribution pour l’amélioration du climat des affaires

Que recherchez vous aujourd'hui


Besoin d'un expert-comptable pour une mission urgente ? des états financiers à faire viser ?

Dénoncer un expert-comptable Visa etat financier Trouver l'expert-comptable Signaler un illégal Authentifier états financiers
Développé à Abidjan par Akil Technologies 2020 | Tous droits reservés
version 1.3